Samedi minuit.

J'attends, depuis le matin pour ne pas dire depuis plusieurs semaines, l'annonce du résultat du Prix de la nouvelle érotique, auquel j'ai participé pour la deuxième fois, pour lequel je suis finaliste pour la deuxième fois. Ce qui en soi a été une intense satisfaction : deux fois, à chaque fois, ce n'est peut-être pas du hasard…

Ce prix impose d'écrire une nouvelle en un temps limité, entre minuit et sept heures du matin, la nuit du passage à l'heure d'hiver. Comme si ce n'était pas déjà assez, deux contraintes : un contexte, cette année one mort time, et un mot final imposé : entonnoir. Va terminer un texte, érotique si possible, sur le mot entonnoir !!! Merci bien les avocats du diable !

J'ai écrit cette nouvelle dans un temps suspendu, une nuit enchantée. Mes amies sont allées se coucher, ayant pris connaissance des contraintes, en me souhaitant bon courage. Merci aussi les copines ! J'ai été très très très tentée, déjà fatiguée, de suivre leur exemple sans écrire une ligne… J'ai quand même essayé. Les contraintes me stimulent et, souvent, me libèrent…